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Alexis Di Maggio
Par son trait, l’artiste inscrit en effet le temps du dessin dans l’œuvre, en spirales qui ne s’interrompent qu’avec l’usure du stylo-feutre utilisé, et la fatigue du bras soumis à rude épreuve. Des heures durant, il trace ainsi de grands tunnels sinusoïdaux verticaux, aussi hauts que lui dont la perfection initiale se délite imperceptiblement au rythme du feutre arrivant en bout de course et du bras luttant contre la lassitude physique. Ouvrant sur l’espace infini de la matière et de la forme, de la temporalité et de la création, les dessins de Alexis Di Maggio hypnotisent le regard et l’emmènent à la fois au plus près de la matière et au plus loin, vers des territoires sans fond qui semblent s’ouvrir sou lui, indéfiniment, en de vertigineux abymes.
Juliette Singer
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